• Bonjour à tous, ceux qui me connaissent peuvent m'appeler Flo...
    Eh oui ! Ce cher Correcteur m'a confié la mission d'administrer son blog en son absence. Et pour cela, il m'a donné « carte blanche ».

    Signification :
    Laisser la libre initiative. Donner les pleins pouvoirs pour accomplir une tâche.

    Origine :
    Le blanc est souvent le symbole de la pureté, mais c'est aussi fréquemment le symbole du vide, de la nullité, de la chose sans aucune valeur.
    Prenez le bac blanc, par exemple. Il ne vaut rien, puisque ce n'est pas la véritable épreuve. Il n'empêche que celui qui a la joie d'y participer a quand même la hantise de la feuille blanche.
    D'ailleurs, la veille, le candidat aura probablement passé une nuit blanche de peur de faire chou blanc.

    Cette carte blanche est attestée avec cette signification depuis 1451.
    Il faut la voir comme une feuille sur laquelle toutes les consignes de la mission sont clairement écrites. Et comme elle est désespérément blanche, c'est qu'on peut faire ce qu'on veut, utiliser tous les moyens, y compris, si le contexte et l'humeur s'y prêtent, les plus cruels, retors ou illégaux.

    Mais dans un contexte de guerre, cette carte blanche a eu aussi des significations un peu différentes : "mander la carte blanche", c'était "se mettre à la merci du vainqueur, se rendre sans conditions", alors que "donner la carte blanche à quelqu'un", c'était au XVIIe siècle, "lui laisser dicter ses conditions".


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    L'expression proviendrait de l'ancien verbe "anglaiser", pour "voler". Par la suite, on aurait utilisé "filer à l'anglaise" pour désigner la façon discrète dont part un voleur qui vient de faire son coup. Par analogie, on a aussi vu apparaître l'expression "partir comme un voleur".



     


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  • Devant partir à Londre pour un séjour linguistique, je confie mon blog à ceux ou celles qui voudraient le prendre en main.
    identifiant et mot de passe seront communiqués en privé à ceux qui veulent...
    à bientôt!

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  • SEMPER AD EVENTUM FESTINAT

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  • donner sa langue au chat:

    Pour pouvoir expliquer cette locution apparue au XIXe s. et dont le sens est aujourd'hui renoncer à trouver la solution, A. Rey & S. Chantreau proposent de s'intéresser à la locution jeter sa langue aux chiens, apparue plus tôt dans Mme de Sévigné.
    Pour ces auteurs, on pourrait rapprocher donner sa langue au chat de jeter sa langue aux chiens, qui traduit au sens figuré la coutume de donner les restes de nourriture aux chiens. Jeter sa langue aux chiens exprimerait le fait d'abandonner sa langue aux chiens comme un reste, jugée inutile parce que n'apportant aucune parole de valeur.

    Comment est-on passé de jeter sa langue aux chiens à donner sa langue au chat ? Il faut savoir que le chat est considéré à cette époque comme gardien d'un secret ou d'une confidence, donc d'une parole dotée d'une certaine valeur. Le passage de la forme plus ancienne (avec chiens) à la plus récente (avec chat) reste délicat à expliquer : soit une parole est jugée comme étant sans valeur (juste bonne à donner aux chiens, parce qu'elle n'apporte aucune réponse) soit elle est considérée comme précieuse (elle apporte une réponse, un secret...). Or celui qui donne sa langue au chat...devrait plutôt la donner aux chiens !

    Une hypothèse qui n'engage que nous repose sur le sens de donner sa langue à quelqu'un, qui pourrait assez naturellement être rapprochée de donner la parole à quelqu'un. Donner sa langue au chat consisterait alors à s'en remettre au gardien des secrets (le chat) en lui donnant (symboliquement) la parole...avouant ainsi son propre échec.

    Mais si l'on s'en remet à donner sa part au chat et mettre quelque chose dans l'oreille d'un chat, on peut trouver cette hypothèse trop simpliste, car dans ces deux cas, le chat reçoit...mais ne rend rien ...
    (d'après francparler.fr)
    chinon chava che shoir? (on m'a enlevé mes dents de chaghesh)

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